« 80 % des consultations médicales sont liées au stress »
(Université de Harvard, 2003 ; Fédération française de cardiologie, 2021)
Et si je vous disais que le stress n’est pas une fatalité mais un mécanisme de défense qui s’est emballé… et que vous pouvez le remettre à sa juste place ?
Et donc ?
Au départ, le stress est un mécanisme de survie, une fonction protectrice complexe et efficace. C’est le moyen que le corps et le cerveau ont de s’adapter et de répondre à une situation de crise comme de se retrouver nez à nez avec un animal sauvage. (Comment ça marche le stress ?)
Mais aujourd’hui, les bêtes sauvages se sont faites un peu plus rares dans notre environnement direct et le stress est devenu majoritairement une réaction sociale.
C’est devenu ce mail en retard, ce courrier que l’on reçoit, le téléphone qui sonne, des embouteillages…
Un ressenti personnel et légitime !
Le risque ?
Un stress qui devient chronique vient annuler en quelque sorte les bienfaits initiaux de la réponse au stress.
C’est un peu comme lorsqu’un obstacle surgit devant vous en voiture alors qu’il n’était pas annoncé. Être capable de freiner fort au bon moment sans avoir à réfléchir : c’est très pratique !
Mais dans la conduite de tous les jours, quand tout va bien… Freiner fort systématiquement pour n’importe quelle situation : c’est très dangereux !
Et c’est précisément ce qui se passe dans le corps, trop de stress devient dangereux avec à la clef de potentielles maladies (cardiovasculaires, digestives…) et un retentissement mental : anxiété, dépression, troubles de la concentration, voire un burn-out.
Heureusement, le stress chronique n’est pas une fatalité : c’est un signal. Et comme tout signal, il mérite qu’on s’y attarde pour en comprendre le message.
Clara et la vague de stress qui submerge tout
Clara* vient me voir en consultation après un arrêt de travail prescrit par son médecin. Elle est fatiguée, a des maux de ventre. Elle m’explique que dans sa tête ses pensées tournent trop et qu’elle n’arrive pas à penser à autre chose et à profiter.
Au travail, elle ne se surmène pas, elle a une vie bien et agréablement remplie ; à la maison et avec les amis tout se passe bien.
Mais depuis plus d’un mois, tous les jours, les tâches s’empilent sur son bureau, plus prioritaires les unes que les autres. Et elle n’arrive plus à voir autre chose. À chaque courriel qu’elle reçoit, elle sent un pic de stress qui monte en elle, comme une décharge électrique qui part du cœur.
Sauf qu’à force, ce qui lui donnait avant un coup de fouet la met maintenant à terre. Elle se déconcentre encore plus et n’arrive plus à rien finir.
En séance, on a travaillé sur ça : comment gérer son stress, mettre en place une routine pour que le coup de fouet ne soit plus une vague qui déferle en elle. Résultat : il aura fallu 3 séances réparties sur 2 mois pour qu’elle puisse retourner apaisée au travail et se sentir mieux.
*prénom modifié
Comment agir ?
L’hypnose, c’est un peu comme le GPS de la voiture : si la route principale est ralentie, il propose un autre chemin.
En séance, c’est la même chose ; il s’agit, avec mon aide, d’aller trouver une nouvelle voie, plus rapide, plus sécurisée et de gagner du temps.
Et comme pour tout trajet à planifier, on peut intervenir à différents moments.
Et si on voyait les choses différemment ?
Au final, le stress est un excellent messager : il vous rappelle que quelque chose mérite votre attention.
L’hypnose, elle, donne les clés pour l’écouter sans en subir les conséquences.
Comment ça marche le stress ?
Le stress c’est un peu comme un système d’alerte dans le corps. Une fois que le bouton d’alarme est pressé, chaque système agit pour protéger.
Dans le cerveau, différents neurotransmetteurs sont libérés, ils impactent différents fonctionnements allant du sommeil jusqu’à la régulation de votre posture.
Et comme si cela ne suffisait pas, le système d’alerte déclenche aussi dans le corps une cascade d’hormones, lesquelles participent des changements aux niveaux cardiaque, urinaire, émotionnel.
Et pourtant, à l’origine, il est là pour vous permettre de répondre de façon rapide, coordonnée et pertinente à une situation perçue comme un danger.
Les infographies ci-dessous présentent les différents neurotransmetteurs et hormones qui interviennent dans la réaction de stress :
Sources
Photo de Francisco Moreno sur Unsplash
Illustration de maulana ahmad sur Unsplash



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