72 % : c’est le taux de réussite à un mois de l’arrêt du tabac par l’hypnose
Association Française pour l’étude de l’hypnose médicale
Et si vous aussi, vous faisiez partie de ces 72 % qui passent le cap du premier mois ?
Pourquoi arrêter maintenant ?
En France, 1 homme sur 4 et 1 femme sur 5 fument.
Enquête EROPP de l’OFDT , 2024
Si vous lisez cet article, c’est que vous savez déjà que la cigarette vous nuit et amène des risques. Le tabac impacte principalement 3 fonctions du corps : la fonction cardiaque, la fonction respiratoire et la fonction digestive.
Inutile de plus vous faire culpabiliser.
Ce qui peut faire la différence par contre, c’est que…
Arrêter à :
- 30 ans → vous gagnez 10 ans d’espérance de vie
- 40 ans → 9 ans
- 50 ans → 6 ans
- 60 ans → 3 ans
Autres bonnes nouvelles :
- En 3 mois, la toux chronique disparaît, l’apparence de la peau s’améliore, les dents blanchissent.
- En 1 an d’arrêt, le risque de problème cardiaque diminue de près de moitié.
Et si c’était le bon moment de tenter d’arrêter ?
Comment l’hypnose va vous aider ?
Dans votre parcours pour arrêter de fumer, votre meilleure alliée est votre motivation.
En hypnose, on va pouvoir travailler sur cet aspect pour le renforcer et maintenir la motivation dans le temps. Il s’agit de prendre confiance en soi sur sa capacité à arrêter de fumer. Le but n’est pas tant d’enlever la cigarette mais de faire en sorte que vous n’en ayez plus besoin !
Les pistes d’accompagnement également sont importantes, il va s’agir :
- de déshabituer le corps du tabac (aversion, rejet)
- de changer de comportement (la cigarette du matin, du café, de la pause au travail…)
- d’accepter le regard de ceux avec qui on avait l’habitude de fumer
- de concevoir une vie sans tabac (suggestions positives, renforcement)
L’accompagnement sur l’arrêt simple se fait dans 75 % des cas en 2 séances : une première pour ancrer la motivation et acter le rejet d’une vie avec la cigarette ; la seconde, un mois après, pour travailler sur les automatismes et les envies irrépressibles.
De nouvelles séances peuvent être utiles si de nouveaux automatismes ont émergé entre temps (peu probable) ou si des pics de stress sont remarqués.
Retrouver cette liberté, c’est possible. On peut en parler.
Parfois, la cigarette cache autre chose : une émotion difficile, un stress chronique, un mal-être. Dans ces cas-là, on commence par travailler sur ce qui se cache derrière avant de s’attaquer au tabac lui-même. Deux exemples concrets.
Stéphanie et les émotions compliquées
Stéphanie (prénom modifié) est une femme de 50 ans, elle fume depuis l’adolescence. Elle a arrêté plusieurs fois et est toujours revenue à la cigarette.
Au moment où l’on se voit, elle trouve que sa vie est compliquée et elle veut un nouveau départ. Elle a beaucoup de colère en elle, une certaine lassitude aussi.
Au début de son suivi, nous avons travaillé sur la gestion de ses émotions. La cigarette était un objectif secondaire.
C’est elle, qui à la fin de son suivi m’a expliqué vouloir maintenant arrêter définitivement la cigarette. Elle a déjà bien diminué depuis le début de l’accompagnement et elle ne prend plus aucun plaisir à fumer.
Nous avons alors cherché à augmenter sa motivation, à transformer son rapport à la cigarette et son envie de trouver un nouveau chemin dans sa vie.
Elle est revenue un mois plus tard pour travailler sur les automatismes restants (la cigarette du petit-déjeuner et celle de la pause-cigarette au travail).
3 mois après l’arrêt du tabac, j’ai repris de ses nouvelles :
Bonjour. Merci de prendre de mes nouvelles. Je vais très bien sans tabac. Je côtoie des fumeurs et cela ne me dérange même pas. J’en suis ravie 😊
Hugo et le sport
Hugo (prénom modifié) est un homme proche de la trentaine et qui vient au cabinet pour arrêter de fumer car il sent que le sport devient compliqué.
Il a commencé à fumer vers la fin du collège et après une rapide discussion, il me dit qu’en réalité, il ne se sent pas très bien dans sa vie.
Selon lui, la cigarette l’aide à tenir le coup sauf qu’en même temps, elle l’empêche de faire ce qu’il aime.
Si l’on retire la béquille alors que l’on manque encore d’équilibre, on tombe.
Il a choisi de mettre en place un plus long accompagnement : 4 séances, sur 3 mois.
Comment préparer mon arrêt ?
Pour que votre arrêt du tabac soit une réussite, parlez autour de vous de votre envie d’arrêter.
Prévenez vos proches (famille, amis) : ils seront de bons soutiens si vous les intégrez dans votre projet.
Parlez-en avec un professionnel de santé : les médecins (médecins du travail compris), les dentistes, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes et les sages-femmes (y compris pour l’entourage de la femme enceinte ou accouchée) peuvent vous prescrire un substitut nicotinique.
Le syndrome de sevrage nicotinique est réel, il survient dans les premiers jours de l’arrêt du tabac et disparaît en 2 à 4 semaines. Il peut consister en des sensations d’étourdissement, des maux de tête, de l’anxiété (avec ou sans sentiment d’abattement), de la nervosité, de l’irritabilité, des difficultés de concentration ou d’endormissement, des fringales.
Ces sensations sont transitoires et l’hypnose peut vous aider à mieux vivre ce moment.
Sources
Photo de Arun Anoopsur Unsplash



Laisser un commentaire